La 96e édition de l’élection Miss France, qui s’est déroulée début décembre 2025, a marqué une étape clé dans l’histoire contemporaine du concours. Organisée au Zénith d’Amiens, cette cérémonie a rassemblé trente candidates venues de toute la France et des territoires d’outre-mer, incarnant la diversité et la richesse culturelle du pays. Miss France 2026, Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti 2025, a su conquérir le cœur du public et des jurys avec un charisme affirmé, devenant la sixième Miss Tahiti à décrocher la couronne. Autour d’elle, la dynamique du concours a été portée par des préparations intenses, de nouvelles règles et une forte volonté de modernisation, dans un contexte où la société Miss France se réinvente sans directrice, pour la première fois depuis plusieurs décennies.
Au-delà de l’événement télévisé, ce sont les coulisses, la sélection rigoureuse des candidates, les répétitions exigeantes et les épreuves qui ont façonné cette édition singulière. La thématique choisie, « Le voyage des Miss », a insufflé une dimension artistique et symbolique forte, mêlant hommages historiques, évocations futuristes et célébrations régionales. En somme, cette édition n’a pas seulement couronné une nouvelle ambassadrice de la beauté française, mais a aussi renouvelé l’image et les ambitions du concours, en phase avec les enjeux sociétaux et culturels actuels.
En bref :
- 96e élection Miss France tenue au Zénith d’Amiens, première fois dans la région Picardie.
- Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti 2025, élue Miss France 2026, sixième femme de Tahiti à ce titre.
- Thème central « Le voyage des Miss » avec des tableaux artistiques innovants.
- Absence de directrice suite au départ de Cindy Fabre, un bouleversement pour l’organisation.
- Préparations en Martinique mêlant culture locale et développement personnel.
- Destitution de deux candidates pour propos injurieux sur les réseaux sociaux, illustrant les défis modernes du concours.
- Renforcement du rôle du jury et introduction d’une marraine pour accompagner la nouvelle Miss.
Sélection des candidates et diversité culturelle dans Miss France 2026
Chaque année, la phase de sélection des candidates à Miss France est un moment clé qui détermine la qualité et la représentativité de l’événement. Pour l’édition 2026, trente jeunes femmes issues des régions métropolitaines et ultramarines ont été choisies après des concours régionaux rigoureux. Cette sélection traduit bien la volonté d’une société Miss France modernisée, attentive à l’expression de la diversité culturelle et sociale du territoire.
Le profil des candidates illustre cet aspect avec des origines variées, par exemple Mareva Michel, Miss Île-de-France, qui a des racines franco-mexicaines, ou encore Alice De Lima Guimaraes, Miss Auvergne, née à Vichy avec des origines portugaises. Certaines candidate sont également liées à des personnalités connues, comme Miss Aquitaine, Aïnhoa Lahitete, petite-cousine éloignée de Rita Hayworth, ou la Miss Île-de-France, parente du célèbre réalisateur Guillermo del Toro. Ces affiliations soulignent à quel point le concours est désormais un carrefour des influences culturelles et artistiques.
En termes d’âge et de profils, la moyenne se situe autour de 20 à 24 ans, la majorité étant de jeunes femmes engagées dans des études ou des carrières en devenir, à l’instar de Léa Chabrel, Miss Midi-Pyrénées, ostéopathe en devenir. Cette diversité d’âges et de parcours témoigne du souci des organisateurs d’ouvrir le concours à un large spectre de motivations, au-delà de l’apparence physique.
Également significatifs, les succès de certains territoires platsent la dynamique régionale. Par exemple, la présence récurrente en bonne position des candidates de Tahiti, de Guadeloupe, de Normandie ou de la Côte d’Azur révèle des territoires qui bâtissent des préparations solides et structurées. En revanche, certaines régions comme l’Île-de-France ou le Languedoc font leur retour dans les classements après une période d’absence, signe d’une compétition renouvelée et plus compétitive.
Pour les observateurs économiques et sociétaux, cet aspect revêt une importance particulière. Le concours Miss France n’est plus seulement un spectacle de beauté mais un vecteur de promotion territoriale, d’ouverture culturelle et de discours sur la diversité. Cette orientation est d’ailleurs soutenue par des partenaires et des jurys qui prennent en compte la motivation, l’éloquence et le savoir lors des entretiens de présélection, revalorisant ainsi l’intellect aux côtés de l’esthétique.
Un tableau synthétique exposant quelques-unes des candidates révélatrices de cette diversité témoigne de cette tendance :
| Région | Nom | Âge | Origines | Profession ou études |
|---|---|---|---|---|
| Tahiti | Hinaupoko Devèze | 23 ans | Marquisien et métropolitain | Étudiante et personnalité publique |
| Île-de-France | Mareva Michel | 22 ans | Franco-mexicaine | Études diverses, héritage culturel |
| Auvergne | Alice De Lima Guimaraes | 20 ans | Portugaise | Étudiante |
| Midi-Pyrénées | Léa Chabrel | 24 ans | Nationale | Ostéopathe en formation |
Ce croisement des cultures et des talents contribue à la crédibilité renouvelée du concours, y compris sur le plan médiatique et commercial, offrant une riche palette d’histoires à raconter aux téléspectateurs lors des émissions et dans les médias spécialisés. Cette richesse a été largement relayée dans la presse, illustrée notamment dans cette galerie officielle des candidates qui met en lumière les profils éclectiques en lice.

Les préparations et répétitions au cœur des coulisses Miss France 2026
La réussite d’un concours tel que Miss France dépend largement du travail préparatoire qui précède l’élection, une phase incontournable tant pour l’image que pour la qualité de la cérémonie. Pour l’édition 2026, ces préparatifs ont commencé plusieurs semaines à l’avance, avec une période de voyage et d’entraînement en Martinique pour les trente candidates.
Ce séjour, placé sous le signe de la découverte culturelle et du développement personnel, englobait des ateliers autour de la culture martiniquaise, des cours de pas de danse, de catwalk, ainsi que des exercices de confiance en soi et de communication. Des figures emblématiques de l’univers Miss France, telles qu’Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025, et les anciennes Miss Clémence Botino et Amandine Petit, accompagnaient les candidates, favorisant un climat de solidarité et d’émulation.
Parmi les épreuves marquantes de cette phase figurait le test de culture générale, qui joue un rôle de plus en plus important dans l’évaluation des prétendantes. Alice De Lima Guimaraes, Miss Auvergne, a notamment brillé avec une note exceptionnelle de 18 sur 20, illustrant une tendance où l’intelligence et la connaissance sont mises à l’honneur. Ce test est devenu une référence au même titre que l’éloquence et la motivation lors des entretiens avec le jury, accentuant ainsi la dimension intellectuelle du concours.
Lors de la phase de répétitions, qui se tenait au Zénith d’Amiens quelques jours avant la grande soirée, les candidates se sont préparées intensément aux tableaux artistiques sous la direction du chorégraphe Stéphane Jarny. Ces répétitions étaient l’occasion aussi bien d’affiner les pas que de gagner en assurance face aux caméras, l’enjeu étant une prestation impeccable devant un public télévisuel national.
Un des défis techniques majeurs des répétitions était l’intégration du tableau futuriste, où les candidates apparaissaient comme des robots lumineux, une innovation technique jamais tentée auparavant sur Miss France. La synchronisation des effets lumineux à la musique a nécessité un effort particulier, illustrant un souci innovant pour moderniser le spectacle et séduire un public jeune et actif sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, la présence de la Garde républicaine sur certains tableaux apportait une touche de solennité et d’élégance, mettant en valeur la diversité et la richesse des numéros tout en inscrivant l’événement dans une tradition nationale. La gestion de ce grand éventail de tableaux et de costumes a requise une organisation logistique rigoureuse, de la préparation des tenues aux réglages scéniques.
Cette étape est aussi l’occasion de vérifier l’engagement des candidates. Celle-ci ne se limite pas à la scène, mais se manifeste aussi dans le respect des règles, la ponctualité et la capacité à travailler en groupe, autant de critères qui influencent directement leur accès au Top 12. Comme rapporté dans cette chronique des coulisses des préparations, quelques tensions ont néanmoins émergé, nécessitant plusieurs recadrages de la part des organisateurs.
Organisation, jurys et nouvelles règles de la société Miss France
Un changement fondamental a marqué cette édition : l’absence d’une directrice du concours, après la démission de Cindy Fabre au début de l’année 2025. Cette situation inédite a poussé la Société Miss France à réorganiser son management et à modifier certains protocoles, notamment en renforçant le rôle opérationnel des organisateurs et du directeur général Frédéric Gilbert.
Parmi les innovations, la composition du jury a inclus pour la première fois une pluralité d’experts, œuvres de partenaires, anciennes Miss et personnalités diverses, renforçant ainsi l’aspect mixte et transversal des évaluations. Camille Cerf, ancienne Miss France devenue marraine officielle, accompagne désormais la lauréate tout au long de l’année, fournissant soutien, conseils et visibilité. Cette fonction traduit une évolution vers un accompagnement plus professionnel et personnalisé de la Miss élue.
Le jury final, annoncé fin novembre 2025, mêlait figures du spectacle, journalistes, réalisateurs, sportifs et comédiens, sous la présidence de Michèle Bernier. Cette diversité vise à enrichir les critères de sélection, dépassant la simple apparence pour intégrer des valeurs de personnalité, d’engagement et d’expression.
La cérémonie s’est articulée autour d’un thème fédérateur : « Le voyage des Miss ». Ce concept a permis de structurer les tableaux artistiques et les différents défilés, mêlant des inspirations aussi diverses qu’un voyage dans le futur, dans l’Histoire, la mode ou encore les régions françaises. Le sens derrière cette thématique est de symboliser autant l’évolution du concours que la pluralité des origines des candidates. Un défi artistique et logistique relevé par les organisateurs, ce qui a contribué à la réussite du spectacle.
Liste des innovations et règles impactantes lors de Miss France 2026 :
- Absence de directrice, management collégial du concours.
- Rôle accru de la marraine (Camille Cerf) dans l’accompagnement post-sacre.
- Jury élargi et diversifié, intégrant des représentants de différents secteurs.
- Thématique du voyage pour une scénographie renforcée et originale.
- Accent mis sur l’éloquence, la culture générale et la motivation lors des entretiens.
- Respect scrupuleux des règles de comportement et d’investissements demandés aux candidates.
Ces évolutions illustrent une stratégie claire : faire de Miss France un concours moderne, exigeant, à la fois divertissant et porteur de valeurs fortes en phase avec les attentes d’un public plus large et plus sensible aux problématiques contemporaines.

Les épreuves et moments clés du spectacle Miss France 2026
La soirée du 6 décembre a offert une prestation riche et diversifiée, symbolisant les nombreuses facettes du concours. L’ouverture avec les candidates en maillot de bain sur un décor aéropostal avait une double fonction : rendre hommage à la Miss en titre, ancienne hôtesse de l’air, et installer le thème du voyage.
Dans ce décor, plusieurs candidates se sont démarquées par leur charisme, leur aisance scénique et leur engagement personnel. Comme Miss Roussillon qui, dès le début, a montré ses talents de danseuse professionnelle et d’artiste scénique, ou Miss Guadeloupe, qui a séduit avec sa spontanéité et sa maîtrise du chant.
Les tableaux suivants ont exploré différents registres : un tableau rétro mêlant robes années 1940, un autre en maillots de bain sur des hits des années 1990-2000, un tableau oriental avec des inspirations d’Égypte ancienne et de Rome antique, où Miss Tahiti s’est illustrée en Cléopâtre captivante, et un numéro futuriste innovant où les candidates furent métamorphosées en robots lumineux.
Cette diversité de tableaux a été applaudie par le public et les critiques pour son audace et sa capacité à renouveler un spectacle parfois jugé routinier. Le recours à des chansons célébrées dans différentes générations a permis à la fois un effet nostalgique et une modernité assumée, créant un pont intergénérationnel.
Le déroulement de la soirée a aussi été marqué par une sélection progressive, avec la présentation du Top 12, puis du Top 5 avant la désignation de Miss France 2026. Le rôle du jury dans ces décisions a été crucial, tout comme celui du vote du public. Cette dualité assure un équilibre entre choix professionnel et popularité.
Pour approfondir la connaissance de l’auteur de ces tableaux et de l’organisation du spectacle, vous pouvez consulter ce reportage détaillé sur les derniers préparatifs et grand show à Amiens.
Les événements et tensions post-élection au sein de la société Miss France
Si l’élection en elle-même s’est déroulée avec succès, les jours qui ont suivi ont été marqués par des remous liés à des comportements jugés inappropriés de certaines candidates. En effet, Aïnhoa Lahitete, Miss Aquitaine, et Julie Zitouni, Miss Provence, ont été destituées suite à la diffusion d’une vidéo polémique où elles tenaient des propos injurieux à l’encontre d’autres candidates.
Ce scandale illustre les défis que doit relever la société Miss France dans un contexte où la gestion de l’image, notamment sur les réseaux sociaux, est devenue un enjeu majeur. La réaction des organisateurs a été rapide et ferme, avec des sanctions exemplaires qui traduisent la volonté d’instaurer un cadre éthique strict.
Cette crise a aussi mis en lumière les problématiques de cyberharcèlement, avec des réactions virulentes sur les plateformes numériques qui ont poussé la Miss élue, Hinaupoko Devèze, à appeler à la bienveillance et au respect. La jeune femme a clairement affiché sa priorisation d’un message positif sur la santé mentale et la solidarité entre candidates.
Par ailleurs, la Miss Provence disculpée a engagé des procédures judiciaires pour contrer le harcèlement dont elle a été victime suite à ces événements, soulignant à quel point l’enjeu de la réputation est délicat dans le monde des concours contemporains. Cela incite la société Miss France à renforcer ses dispositifs de prévention et d’accompagnement, aspects cruciaux pour le maintien de la crédibilité et de la cohésion du concours.
Pour ceux qui souhaitent approfondir les événements dans ces coulisses et mieux comprendre les enjeux autour de ces polémiques, cette analyse détaillée sur le voyage préparatoire en Martinique et ses défis offre un éclairage complet.